Les policiers perdent patience. Salaires, baisse des effectifs, politique du chiffre et fermeture de commissariats :ils étaient environ 300 à protester hier devant l'école nationale de Police de Roubaix. « Depuis le 1er janvier 2006, on exige des gardiens de la paix d'avoir le bac, mais nos salaires eux, ne suivent pas, se plaint Christian Hidot, brigadier-major au commissariat de Denain. On nous a aussi supprimé cinq jours de RTT en 2008, sans compter les heures supplémentaires non payées. » Autre grief, le projet de réduction des effectifs. Thierry Depuyt, secrétaire régional du syndicat Unité-Police avance le chiffre de 8 000 postes supprimés en France d'ici 2012. Cerise sur la casquette : les incertitudes liées au projet de police d'agglomération qui doit redéfinir les zones de police et de gendarmerie. Exemple à Fourmies où cinquante-cinq fonctionnaires de police pourraient être remplacés par quinze gendarmes. Une réunion avec le préfet du Nord est prévue aujourd'hui à Lille. W
Hélène Fargues