Médicaments, outils de géolocalisation, couvertures de survie...
Thierry Velu doit réunir 300 kg de matériel avant de partir pour Haïti. Un nouveau défi pour ce sapeur-pompier de Montreuil-sur-Mer, fondateur du Groupe de secours catastrophe français (GSCF). Il est 2 h du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi. Surtout ne rien oublier dans le dépôt situé à Villeneuve-d'Ascq. « C'est la troisième fois qu'on se rend à Haïti », explique Thierry Velu.
De toute la France, quatre autres volontaires de son ONG ont répondu à l'appel. Si tout va bien, le groupe débarquera à Haïti au plus tard ce matin (vendredi). « On a cinq jours pour retrouver des survivants dans les décombres », souligne Thierry Velu, inquiet de ne pouvoir joindre aucun contact sur place. Car c'est dans ce pays qu'il garde les pires souvenirs. « On a vu mourir des gens de soif après le cyclone qui a dévasté l'île en 2008. » Aujourd'hui, il aimerait que les politiciens s'engagent à plus long terme. « Sous l'émotion, ils versent de l'argent. En attendant la prochaine catastrophe. » Retour prévu le 22 janvier. W
G. D.