Les plénières ne font pas toujours le plein

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Publié le 14 janvier 2010.

Cinq fois sur six, ils sont là. Les conseillers

Cinq fois sur six, ils sont là. Les conseillers

régionaux du Nord-Pas-de-Calais ne boudent pas les séances plénières de l'institution. En moyenne, il y en a une tous les deux mois. Et en moyenne, 83 % des élus y assistent. Ou, en tout cas, retirent au moins une fois leur carte de vote.

A ce petit jeu les champions sont les Verts avec 94 %. L'un d'eux, Dominique Plancke (96 % d'assiduité), fait quand même le modeste. « Nous ne sommes pas nombreux, alors si l'un de nous rate la séance ou la session, ça peut être un problème. » Mais dans les rangs très fournis du groupe socialiste, il y a aussi des puristes, à l'instar de Pierre de Saintignon, « Monsieur 100 % ». Le quatrième vice-président confie n'avoir jamais manqué non plus une commission permanente (où les décisions se prennent en comité restreint) : « On a le droit d'être critiqué sur le travail que l'on mène, mais pas sur la présence. Etre élu est un privilège. » Le patron du groupe le moins assidu en plénière, l'UMP Jacques Vernier (76 %), est lui plus circonspect : « Le problème de fond c'est qu'on ne décide de presque rien en séance plénière », explique-t-il. « Au conseil municipal [il est maire de Douai, ndlr], 95 % des décisions se font en plénière, 5 % en commission. A la région c'est l'inverse, alors on parle, on parle, mais quand on n'a pas le temps... » Dans le même groupe, André Flajolet (58 % de présence) assure que « l'on se partage les taches et les présences ». Président de la commission Agriculture, Pêche et Développement rural, il « économise les plénières qui n'abordent pas » ces thèmes. Mais celle qui « économise » le plus, c'est la maire de Louvroil, Annick Mattighello (PC), avec 29 % de présence. A tel point qu'elle a étonné plusieurs élus cet automne en apparaissant lors d'un débat concernant l'Avesnois. « On croyait qu'elle avait démissionné », confie un conseiller régional. De quoi agacer Pierre de Saintignon : « Pour le prochain mandat, je demanderai que l'indemnité (2 646,79 euros bruts, ndlr) soit indexée d'une façon ou d'une autre sur l'assiduité. » Un élu averti en vaut deux. W

Olivier Aballain
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