Le préavis de grève avait été déposé pour les enseignants, il sera suivi par quelques centaines de lycéens. Au départ, il était question de manifester contre la réforme de l'IUFM, les revendications vont finalement s'étendre à la nouvelle réforme des lycées. Hier, huit lycées ont encore connu quelques perturbations, avec des blocages partiels, plus ou moins suivis. Et des combinaisons pas toujours efficaces. Ainsi, une quarantaine d'élèves de Beaupré à Haubourdin sont venus prêter main-forte à Montebello, à Lille. Mais à midi, tout était levé. Idem pour Queneau à Villeneuve-d'Ascq, Baggio et Fénelon à Lille, Valentine-Labbé à La Madeleine, Van-der-Meersch à Roubaix et Marguerite-de-Flandre à Gondecourt.
Seul Kernanec à Marcq-en-Baroeul maintient un blocus total depuis une dizaine de jours. Des tensions commencent d'ailleurs à naître dans ce lycée. « L'administration est devenue plus menaçante vis-à-vis de nous, explique un des meneurs. Alors, on a renforcé les barricades. »
Cet après-midi, rendez-vous a été donné à 14 h, porte de Paris à Lille, pour une nouvelle manifestation. En compagnie cette fois des enseignants, mais aussi des stagiaires et des étudiants des IUFM. W