FAITS-DIVERS - La police recherche de corps de la fillette en Belgique, mais Nicolas Willot est incapable de leur indiqué l'endroit où il l'aurait enterrée...
Les enquêteurs recherchent le corps de la petite Typhaine en Belgique. Comme
20 Minutes l'annonçait lundi, le concubin de la mère de la fillette a été amené ce mercredi sur place pour les aider à localiser la dépouille, selon la justice belge. Les policiers «tournent avec lui en voiture, mais pour l'instant, ça ne marche pas, il ne retrouve pas l'endroit», a déclaré cette même source à l'AFP.
Pessimisme
Devant la fiabilité toute relative des indications du conjoint de la mère de Typhaine, un dispositif impliquant deux véhicules seulement a été mis en place, selon notre rédaction lilloise. Les recherches semblent se concentrer sur la forêt située
entre les villes de Mons et d'Ath.
Plus tôt dans la matinée, Nicolas Willot aurait même fait prendre une mauvaise direction aux enquêteurs sur l'autoroute, selon notre journaliste sur place. Les recherches ont démarré en début de journée, dans un «périmètre assez grand», a précisé la source belge, indiquant être «pessimiste». Et les fouilles ne pourront réellement commencé que quand une zone plus restreinte aura été délimitée.
Une punition qui aurait mal tourné
Anne-Sophie Faucheur, 23 ans, la mère de Typhaine, et Nicolas Willot, 24 ans, son beau-père, ont reconnu le 1er décembre que la fillette de 5 ans
n'avait pas été enlevée mais était morte chez eux le soir du 10 juin à leur domicile d'Aulnoye-Aymeries (nord de la France). Ils ont tous les deux été mis en examen cette semaine pour coups mortels.
A cette occasion, ils ont indiqué que la fillette avait succombé «sous une douche froide» à une «punition», qui aurait mal tourné. Nicolas Willot a reconnu avoir enterré lui-même le corps de la fillette, le soir même du drame, dans une zone de campagne de l'autre côté de la frontière belge, probablement dans la région de Mons, mais il avait expliqué être
incapable de situer l'endroit sur une carte.
J. M. et O. A. à Lille