La mère de Typhaine avoue la mort de sa fille

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Publié le 2 décembre 2009.

Ils ont gardé leur terrible secret plus de cinq mois. Mais la mère de Typhaine et son concubin ont fini par reconnaître la mort de la petite fille de 5 ans, qu'ils avaient déclaré avoir perdue le 18 juin dans le centre de Maubeuge. Anne-Sophie Faucheur a été mise en examen hier pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et dénonciation de crime imaginaire, crimes passibles de trente ans de réclusion. Son compagnon était encore en garde à vue hier soir.

Anne-Sophie Faucheur avait été amenée lundi matin dans les locaux de la police judiciaire de Lille. Et ce n'est que vers 23 h 30 qu'elle a craqué, mise en face, selon le procureur de Valenciennes Vincent Lesclous, d'« une foule de petites contradictions patiemment reconstituées par les enquêteurs ». Jusqu'à lundi le couple s'en tenait à sa première version, selon laquelle la petite fille aurait disparu à un carrefour. « Mais pour prouver que Typhaine était avec eux avant le 18 juin, ils ont fourni de nombreux détails qui ne se sont pas vérifiés », a expliqué Paul Montmartin, directeur adjoint de la police judiciaire de Lille. Et pour cause : Typhaine serait en fait morte le 10 juin. Anne-Sophie Faucheur, dont le « caractère très particulier » est reconnu par les enquêteurs, aurait même déguisé sa fille cadette avec des vêtements de Typhaine pour l'emmener à l'accueil de la CPAM de Maubeuge quelques minutes avant sa disparition supposée...

Et la mère n'en a peut-être pas fini avec les inventions : elle affirme que Typhaine est morte après une chute dans l'escalier, suivie d'une chute dans la douche. Un scénario alambiqué, qui n'a pas convaincu les enquêteurs et que son avocat a écarté plus tard en évoquant « une punition qui va trop loin » de la part du couple et « un massage cardiaque trop fort » par le concubin Nicolas Willot. Selon l'avocat, la mère de Typhaine, voulait appeler les secours mais son concubin s'y était opposé. « C'est une version d'Anne-Sophie que son concubin ne contredit pas », a-t-il affirmé. Pour l'avocat, la « responsabilité est partagée » entre le couple.

Selon les dernières déclarations, il semble que Nicolas Willot ait enterré le corps en Belgique. « Mais il est incapable de le localiser, d'ailleurs je ne suis pas certain qu'il sache lire une carte », précise Vincent Lesclous. W

Olivier Aballain
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