Après la mobilisation, la consternation. Avocats, élus et associations, mobilisés mardi soir pour empêcher l'escale à Lille-Lesquin d'un charter vers l'Afghanistan, n'ont pu empêcher celle à Roissy. Selon les déclarations du ministre Eric Besson, l'un des trois migrants reconduits dans cet avion avait été arrêté dans la jungle de Calais. Me Quentin Lebas, un des avocats mobilisés, regrettait, hier, « que personne n'ait pu intervenir à Roissy ».
A Lille, des recours avaient été déposés en urgence contre la non-délivrance d'un titre de séjour provisoire à quatorze demandeurs d'asile. Lesquels étaient menacés d'expulsion immédiate le soir même. « Mais le ministère a dû considérer qu'il valait mieux ne pas les expulser alors que la décision de justice n'était pas connue. » Hier, le tribunal administratif a annulé trois refus de séjour sur les quatorze contestés. Evoquant le charter de mardi soir, Martine Aubry a déclaré, hier : « Ce n'est pas digne de la France de faire cela. » W
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O. A.