La recherche du vivant adore Lille. Aujourd'hui s'ouvre au Grand Palais le congrès Eurobio 2009 (du 23 au 25 septembre), qui va rassembler 1 500 acteurs des biotechnologies.
Ce salon annuel attire plus de monde à Lille qu'à Paris, où il se tient une année sur deux. Comment l'expliquez-vous ?
André Choulika : Ce n'est pas une surprise. En France, Lille occupe une position stratégique sur les biotechnologies. Il y a bien sûr le Parc Eurasanté [111 organismes et entreprises de Biologie-santé près du CHRU], l'implication très forte de la région et de la mairie, des sociétés très innovantes et dynamiques comme Genfit. Et puis les participants au salon apprécient finalement de devoir passer la soirée et la nuit à Lille, ce qui permet de travailler son réseau en marge du congrès. Enfin, Lille attire bien plus d'acteurs européens car il est facile de venir en train depuis l'Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne...
Quels sont les atouts de Lille dans ce domaine ?
Il y a une recherche de grande qualité, et très active sur les découvertes, par exemple sur le diabète. Et puis, c'est une ville étudiante, donc très dynamique, avec un essaimage depuis les entreprises existantes. De plus en plus, Lille s'impose comme une capitale dans le secteur biotech, d'autant que c'est une ville agréable à vivre : cela compte pour des salariés souvent recrutés à bac + 5, voire bac + 10.
Le secteur est-il générateur d'emplois ?
Aujourd'hui, il y a 50 000 emplois dans les entreprises de biotechnologies en France. Ce sont elles qui découvrent aujourd'hui la majorité des molécules thérapeutiques. Le potentiel est donc très grand. A condition que les investisseurs suivent, ce qui n'est pas encore le cas en France. W