En proposant le regroupement des conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais, vous mettez les pieds dans le plat, non ?
Je ne voulais surtout pas faire dans le consensus mou, comme en Alsace ou en Normandie. Nous pensons qu'en période de crise, il faut améliorer l'efficacité et la coopération des institutions. Nos douze propositions s'attaquent aux doublons, aux contradictions... Au risque de bousculer un peu.
Par exemple ?
J'ai vu Daniel Percheron, le président [PS] du conseil régional, présenter devant la communauté urbaine de Lille un schéma de transports en contradiction avec certaines orientations de la métropole... Notre région est déjà très en retard, nous n'avons pas le droit de perdre du temps comme ça.
N'y a-t-il pas quelques réticences ?
Sur la métropolisation, nous prônons des compétences élargies pour les grandes métropoles comme Lille, et, à terme, l'élection de conseillers communautaires au suffrage universel. Et pourtant, cette recommandation a été largement adoptée par le Conseil économique et social, preuve que les territoires sont mûrs.
Mais vous avez dû retoucher la proposition de regroupement des conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais...
Non, la nouvelle proposition est plus audacieuse encore, puisqu'elle intègre, à terme, la fusion avec la région.
Ne craignez-vous pas que ces propositions soient jetées à la poubelle à peine reçues ?
Nous allons les distribuer à tous les grands élus. Daniel Percheron a déjà demandé à nous rencontrer sur le sujet. J'attends que les conseils généraux fassent de même... De toute façon, nous avons prévu une séance plénière pour recevoir tous les élus concernés à l'automne. W