Un espoir en pleine tourmente. Le ministre des Affaires étrangères
Bernard Kouchner a affirmé, hier, qu'il allait essayer de faire accélérer le transfèrement en France de Florence Cassez emprisonnée au Mexique pour une participation à des enlèvements qu'elle nie. « Il n'y a eu que deux réunions » de la commission d'experts des deux pays constituée sur cette affaire et « nous allons essayer d'accélérer les choses », a déclaré le ministre à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député UMP du Nord Thierry Lazaro. « Vous savez qu'en ce moment le Mexique traverse une crise » (la grippe porcine) et « c'est un peu difficile de donner une date », a-t-il ajouté en assurant de son « acharnement pour que le transfèrement » survienne au plus tôt.
La famille de Florence Cassez a été reçue hier en fin d'après-midi par le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis début mars que le sort judiciaire de la détenue serait tranché dans les trois semaines par une commission d'experts. L'Elysée, qui ne veut rien brusquer, juge désormais « difficile de parvenir à quoi que ce soit avant les élections législatives du 5 juillet au Mexique », selon l'AFP. « Il faut aplanir les difficultés entre le droit français et le droit mexicain », a expliqué encore Kouchner, remarquant que « les quatre chefs d'inculpation sont extrêmement lourds ». W
O. A.