Vous avez sollicité l'Elysée, hier, pour obtenir le rapatriement humanitaire de Florence Cassez. Pour quelle raison ?
En raison de la grippe porcine qui sévit à Mexico. Elle doit pouvoir bénéficier d'un rapatriement, comme n'importe quel ressortissant français. La prison dans laquelle elle se trouve est un haut lieu de contamination. Moi-même, je devais me rendre au Mexique hier. J'ai annulé mon voyage pour cette raison.
Comment va-t-elle ?
Très mal. Elle est dans un état physique et psychologique inquiétant. Elle ne prend aucune mesure de protection vis-à-vis de l'épidémie de grippe. Et surtout, elle déplore que son dossier s'enlise jour après jour.
Avez-vous des nouvelles de la commission bilatérale qui doit statuer sur son transfèrement ?
Non. Cette commission devait rendre ses conclusions il y a quatre semaines. Et rien... Une réunion devait se tenir avant la fin du mois d'avril. Et rien, non plus. L'approche des élections législatives mexicaines ne joue pas en faveur de Florence. Il est grand temps de faire quelque chose. W
Recueilli par Vincent Vantighem