La Communauté urbaine de Lille (LMCU) aura finalement mis plus de deux ans à traverser une route d'une cinquantaine de mètres. D'un côté, le centre de valorisation organique (CVO) de Sequedin, qui produit du biogaz à partir des déchets des habitants de la métropole. De l'autre, la pompe où les bus Transpole sont censés faire le plein de ce « carburant vert ». Lors de la création du centre, en 2007, la Communauté urbaine a bien construit la canalisation sous la route. Mais elle n'a toujours pas obtenu l'autorisation d'y faire circuler son gaz. Résultat : « On achète du gaz à GDF d'un côté, et on brûle celui qu'on produit nous-mêmes de l'autre », déplore Paul Deffontaines, vice-président (PS) en charge des résidus urbains à la LMCU.
Révélé par La Voix du Nord, ce problème est en réalité resté coincé pendant plus de dix-huit mois dans les méandres de l'administration. « Nous sommes les premiers en France à avoir eu cette idée, précise Paul Deffontaines. Du coup, personne ne savait nous dire auprès de quel ministère obtenir l'autorisation... »
Aujourd'hui, LMCU a trouvé. C'est la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (Dreal) qui instruit le dossier. « Nous avons reçu le dossier le 30 décembre, précise Christophe Michel, chef du service risques à la Dreal. Par deux fois, nous avons demandé des compléments d'informations. La balle est donc dans le camp du porteur de projet. »
LMCU affine son dossier pour obtenir l'autorisation avant juillet. « En attendant, conclut Paul Deffontaines, on continuera de brûler notre gaz. » W