Symbolique. Hier, les salariés des 3 Suisses ont débrayé une heure. A 9 h, ils étaient près de trois cents devant le siège de la société, à Croix, à attendre l'ouverture des discussions entre les syndicats et la direction. Un comité d'entreprise extraordinaire devait aborder la question des 674 suppressions de poste prévues par le n° 2 français de la vente par correspondance. « Si on réduit les effectifs, la situation sera encore plus critique dans un an », estime Fatiha Bouzaoui, déléguée CGT. La seule véritable bonne nouvelle de la journée pour les salariés reste la nomination d'un expert, mandaté pour étudier cet « ambitieux plan de relance ». Il devrait rendre ses conclusions le 25 mars. « On attend des précisions », poursuivent les syndicats. Leurs collègues de La Redoute aussi. Venus apporter leur soutien, ils entament aujourd'hui des négociations avec la direction sur les 672 suppressions de poste annoncées chez eux. Une mobilisation commune aux deux enseignes est prévue le 3 mars. ■Aurore Malval