« Lot n° 2 : un professeur de grec ancien. Mise à prix, 5 000 euros. » Hier midi à Lille, devant la Vieille bourse, un étudiant en droit, marteau à la main, jouait les commissaires-priseurs. « 500 euros ! » « 1 euros ! » Les enchères dégringolent. « Pas rentable », « A la poubelle », scande la foule en agitant de faux dollars à l'effigie de Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse. Les enseignants-chercheurs de Lille-II et doctorants « bradés » entendaient ainsi dénoncer « la marchandisation de l'université ».
Place du Vieux-Marché-Aux-Chevaux, des profs de Lille-I expliquaient aux passants le principe de l'électricité. Une manière de montrer que le courant ne passe pas entre l'université et le gouvernement. Une manif est prévue aujourd'hui à Lille à 14 h 30. ■