Dix jours après le coup de fusil de La Bourgogne, le maire de Tourcoing a rendu hommage, hier, à la population de ce quartier, classé « sensible » en 2004 par Nicolas Sarkozy. « Spontanément, de nombreux acteurs du quartier ont organisé les choses pour calmer le jeu, et assister la famille de la victime, a expliqué Michel-François Delannoy (PS). Finalement, la première réunion formelle que nous avons eue sur place n'est intervenue que le mercredi à 14 h », soit trois jours après les faits. Un jeune homme de 17 ans est toujours entre la vie et la mort après avoir été blessé par balles par un commando venu semer la violence pour « un motif futile », selon les enquêteurs. « La situation aurait pu se dégrader, mais les responsables associatifs, les éducateurs et de simples citoyens ont sillonné le quartier, notamment pour couper court aux rumeurs », a encore raconté le maire, qui rendait aussi hommage à son adjoint en charge du quartier, Alain Mezrag. Selon Michel-François Delannoy, « la réaction des habitants montre la richesse de La Bourgogne ». ■ O. A.