« Ce n'est pas un docteur, c'est un homme de relations. » Présidente régionale de l'Association de défense des victimes de secte, Charline Delporte a accueilli avec colère l'arrêt de la cour d'appel de Douai. Hier, le Dr Gérard Guéniot, 62 ans, a été relaxé. La justice n'a pas estimé qu'il était responsable de la mort d'Evelyne Marsaleix, une de ses patientes décédée en 1997. « Ses filles de 15 et 18 ans attendaient une condamnation », a poursuivi Charline Delporte.

Ex-membre du Graal - un mouvement classé comme secte par un rapport parlementaire de 1995 -, Gérard Guéniot avait incité Evelyne Marsaleix à soigner son cancer par l'homéopathie. Hormis des gélules à base de gui et des cataplasme d'argile, il lui avait fait observer un jeûne de vingt et un jours au cours duquel elle n'avait le droit de boire que de l'eau, et auquel elle n'a pas survécu.

Dans les 87 pages d'attendus du jugement, la cour d'appel de Douai a expliqué hier que le Dr Guéniot n'avait examiné la patiente qu'à une seule reprise. Et qu'en conséquence, il ne pouvait être condamné pour « non-assistance à personne en péril ». « J'en appelle maintenant à la Chancellerie, a conclu Charline Delporte. C'est désormais à elle de porter ce cas devant la Cour de cassation. » ■

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