Un coup de fil qui coûte cher. Jeudi dernier, vers 6 h du matin, André Quivy, 54 ans, avait lancé une fausse alerte à la bombe en gare de Dunkerque. Au toal 47 trains et 600 voyageurs étaient restés sur le carreau. « Une bêtise de gamin », s'est excusé le quinquagénaire, hier, à la barre du tribunal de Dunkerque. Lors de sa garde à vue, il avait expliqué « aimer voir les pompiers passer ». « Vous aviez conscience des conséquences ? », l'interroge la présidente, Monique Janvier. « Non, répond son avocate, Me Eliane Dekytspotter. Je me sens gênée de défendre cet homme. Qu'on dise qu'il est pour partie responsable. » Selon l'examen psychiatrique, les facultés intellectuelles d'André sont « altérées, mais pas abolies ». L'homme, sans emploi, sanglote ses excuses à l'audience. Peu convaincu, le tribunal le condamne à un an de prison avec sursis. « Oui maman », bredouille André, perdu, après la lecture du verdict. Il devra rembourser la SNCF, qui chiffre le préjudice à presque 10 000 euros. ■ Gabriel Thierry