La frontière s’amenuise entre la police belge et ses homologues français (douanes, police et gendarmerie). Hier, le préfet de région Jean-Pierre Richer et le préfet délégué à la sécurité Roger Marion se sont rendus à Bruges pour participer à une nouvelle réunion de travail sur la coopération policière et douanière franco-belge. « L’échange d’informations se fait de mieux en mieux, constate Janvier De Winter, coordinateur du Centre de coopération policière et douanière de Tournai. Mais il reste encore de nombreux problèmes d’ordre juridique à régler en ce qui concerne le travail de terrain. » Au chapitre des bonnes nouvelles abordées hier, la relance des patrouilles « mixtes » franco-belges, avec notamment le règlement du problème du port d’arme : les policiers belges pourront se munir de leur arme de service en patrouille en France, et vice-versa. En revanche, un blocage subsiste côté français en ce qui concerne le droit des policiers belges à interpeller un suspect en France. « On attend la décision du Conseil d’Etat, confirme Roger Marion. Quand il aura donné son accord, on pourra vraiment parler de patrouilles mixtes. » Pour l’heure, un fonctionnaire de police belge en patrouille « mixte » en France (et vice-versa) doit donc se limiter à une mission de renseignement. « C’est un peu comme un laboratoire, commente Janvier De Winter. Nous expérimentons et réglons les problèmes les uns après les autres. » Olivier Aballain

coopération Ouvert en septembre 2002, le centre de coopération policière et douanière de Tournai recense actuellement 22 fonctionnaires français et 14 belges impliqués dans l’action transfrontalière.

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