POLICE - Des unités de quartier vont voir le jour à Lille, Roubaix et Tourcoing...
«S ça arrive un jour, tant mieux. Mais on attend de voir…» A la mairie de Tourcoing, on a appris à être prudent avec les mesures gouvernementales. Encore plus quand elles concernent la police. L’annonce récente de la création de trois unités territoriales de quartier (Uteq) à Lille, Roubaix et Tourcoing n’a donc pas soulevé un enthousiasme démesuré dans la métropole.
D’autant plus que ces brigades spécialisées dans la lutte contre les violences urbaines seront composées à effectifs constants. «Il n’y aura pas d’embauche, nous a prévenu la Préfecture. Les forces de l’ordre déjà existantes seront mutualisées.» Exit donc les 70 policiers supplémentaires que réclame Michel-François Delannoy, le maire (PS) de Tourcoing. Tout comme les 400 agents qu’il manque à Lille, selon Martine Aubry.
Lille-Sud servie en premier
La maire de Lille sera pourtant la première servie. D’ici à juin, c’est à Lille-Sud que verra le jour la première Uteq de la métropole. Roubaix et Tourcoing devront, elles patienter, un an de plus. A Roubaix, cela devrait être aux Trois-Ponts. A Tourcoing, au Pont-Rompu. «On aimerait bien évoquer le choix du quartier avec la police, poursuit le cabinet du maire de Tourcoing. Il faut que ce soit cohérent avec le projet de ville.» Et surtout avec les brigades de police municipale que Tourcoing est en train d’installer dans chaque quartier pour favoriser la prévention. Pas de souci de ce côté là. Pour Michèle Alliot-Marie, les Uteq auront pour mission «d’affirmer une autorité sereine et ferme de l’Etat dans les endroits les plus sensibles».
A Lille, Vincent Vantighem