La filière du jeu vidéo ne perd pas le Nord

La petite histoire a commencé, il y a plus de dix ans, au fin fond d'un garage nordiste. François et Denis Potentier ne sont pas des rock stars. Juste des fondus de jeux vidéo. Aujourd'hui, Hydravision, leur studio, emploie une quarantaine de personn...

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La petite histoire a commencé, il y a plus de dix ans, au fin fond d'un garage nordiste. François et Denis Potentier ne sont pas des rock stars. Juste des fondus de jeux vidéo. Aujourd'hui, Hydravision, leur studio, emploie une quarantaine de personnes. Et c'est depuis Tourcoing qu'ils ont conçu des succès tels qu'Alone in the Dark V ou Obscure II. « Quand on voit tous les jeunes qui poussent, on fait presque figure d'anciens », sourit François Potentier.

Les jeunes ? Ils s'appellent Planet Nemo, CCCP ou 3D Duo (lire ci-dessus). Une trentaine de boîtes, symboles d'un secteur en plein boum.

« Sur la carte, on a désormais placé une grosse croix sur le Nord », explique Jean-Baptiste Franjeulle, chef de projet à l'agence française du jeu vidéo (AFJV). En 2005, 5 % des entreprises françaises du secteur étaient basées dans la métropole lilloise, selon la dernière étude de l'agence. Sans doute plus encore aujourd'hui.

Car les chambres de commerce de Lille et de Valenciennes ont intensifié leurs politiques de soutien. Les universités ont embrayé. A Valenciennes, Supinfogame forme par exemple des Game designers depuis cinq ans. Les étudiants viennent de Belgique, de Suisse ou de Chine. « Et ils sont de plus en plus nombreux à rester dans la région une fois leur cursus achevé », précise Didier Quentin, le directeur des études. Résultat : près de 100 % des jeunes ont trouvé du boulot, une fois leur diplôme Supinfogame obtenu. ■ V. V.

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