La meilleure défense, c'est l'attaque. Pour contrer la crise, la mairie a décidé de doubler les investissements pour toute la durée du mandat. Le conseil municipal a adopté, hier soir, un budget « équilibré, sincère et ambitieux », selon les propres termes de Pierre de Saintignon, l'adjoint (PS) aux Finances.
Dans un contexte difficile, notamment dû à la baisse des dotations de l'Etat, la majorité a pourtant fait le choix de ne pas augmenter les impôts locaux, déjà élevés. Sa recette pour trouver des fonds ? Doubler l'endettement (383 millions d'euros à la fin du mandat) de la ville et rogner autant que possible sur les marges. La taxe de séjour hôtelière sera ainsi augmentée de quatre à quarante centimes par nuitée et le tarif du musée des Beaux-Arts suivra le même mouvement pour les « non-lillois ». Idem pour le prix des concessions dans les cimetières qui « n'avait pas été revu depuis trente ans », selon Martine Aubry.
V. V.