« Nous avons investi 1 600 millions d'euros lors du dernier mandat. Et si nous ne faisons rien aujourd'hui, nous ne pourrons investir que 1 400 millions d'euros lors du nouveau. » Vice-président (PS) en charges des Finances à LMCU, Dominique Baert a proposé à ses collègues, hier, d'agir. Comment ? En réduisant le train de vie de la collectivité. Et en augmentant deux taxes, sur l'enlèvement des ordures ménagères et sur l'eau. Dans un peu moins d'un mois, les 170 conseillers communautaires devront voter ce budget.
Plombée par les baisses des dotations de l'Etat et la hausse des dépenses de fonctionnement, la communauté urbaine entend pourtant maintenir un niveau d'investissement élevé. « La seule stratégie, c'est le développement économique, a martelé Marc-Philippe Daubresse, le chef de file UMP. C'est une ardente obligation pour nos recettes [via la taxe professionnelle] et nos emplois. Il faut aller encore plus loin. »
Dominique Baert n'est pas contre. Economie, logement, transports, les priorités du mandat ont toutes vu leurs enveloppes augmenter pour 2009. « Les marges de manoeuvre existent. Mais elles sont étroites... » Elles sont au fond de la poubelle et dans les tuyaux des habitants, en fait. En augmentant la taxe sur l'enlèvement des déchets et la redevance sur l'eau, la collectivité devrait collecter auprès de chaque ménage 15 euros par an. Elle devrait surtout récupérer les 10 à 15 millions d'euros qui lui manquent pour boucler son budget. « C'est indispensable pour préparer l'avenir de la métropole, a conclu Slimane Tir (Verts). Maintenant, nous avons du pain sur la planche. »