Un malheureux hasard. Mardi soir, cinq sénateurs Verts ont demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la question des suicides en prison. Quelques heures plus tard, un homme de 52 ans mettait fin à ses jours en se pendant dans sa cellule à la maison d'arrêt de Loos. Violent et isolé des autres détenus, « il était suivi par le service médico-psychologique régional », a indiqué l'administration pénitentiaire. Déjà condamné, il purgeait une peine d'un peu plus d'un an pour vol en réunion.
Série noire ou effet de contagion, il s'agissait du quatre-vingt-onzième suicide d'un détenu en France depuis le début d'année. Le quatorzième dans la région Grand Nord. « Contrairement aux idées reçues, on est dans la moyenne des années précédentes, nous a confié Yannick Lasserre, délégué national FO-Pénitentiaire et surveillant à Loos. Il y en avait même plus en 2005. » Il n'empêche, la Chancellerie a réagi en prenant « l'engagement ferme » de créer des emplois. Hier, le taux d'occupation de la maison d'arrêt de Loos atteignait 136 %. Soit 170 détenus de trop.