LILLE - Rendez-vous manqué... Contrairement à ce que prévoyait le programme officiel, Fadela Amara, la ministre de la Ville, ne s'est pas rendue hier matin dans le quartier des Bois-Blancs, à Lille...
Rendez-vous manqué. Contrairement à ce que prévoyait le programme officiel, Fadela Amara, la ministre de la Ville, ne s'est pas rendue hier matin dans le quartier des Bois-Blancs, à Lille. Exit la «rencontre avec les associations» : la ministre a préféré concentrer sa visite sur le lancement du contrat d'autonomie dans le Nord. A terme, l'opérateur privé Ingeus devrait accompagner 5 600 jeunes des zones urbaines sensibles de Lille et Valenciennes dans leur recherche d'emploi.
«Il faut que l'on puisse avoir un rêve dans les quartiers populaires », martèle Fadela Amara. Mais pour Xavier Cadet, porte-parole d'un collectif d'associations lilloises, le rêve c'était de rencontrer la ministre. «J'y ai travaillé tout le week-end. Je voulais lui poser des questions précises sans être agressif.» Le collectif s'inquiète toujours de la pérennité des moyens accordés aux associations. Notamment à Fives et Wazemmes, que certains craignent de voir perdre le label prioritaire « politique de la ville ». « Rien n'est décidé », précise Yvette Mathieu, préfète déléguée pour l'Egalité des chances.
Fadela Amara promet de s'expliquer «sur le terrain», mais une autre fois. «Suite à des coups de fil, j'ai autre chose qui s'est ajoutée. » « Des trucs très précis », qui empêchent donc le voyage à Bois-Blancs. «Je n'ai pas peur de rencontrer les associations», assure-t-elle, surtout si elles se font «instrumentaliser par la politique». Walid Hanna, adjoint aux Conseils de quartier à Lille, reste discret : «A un moment, il faudra bien nous donner des réponses.»
O. A.