Après la douleur, le temps des explications. Quatre ans après la catastrophe de Ghislenghien (Belgique), la justice belge a commencé, hier, les auditions des parties civiles et des prévenus. Pendant trois mois, les magistrats vont décrypter les rapports rédigés suite à l'explosion qui avait coûté la vie à 24 personnes et en avait blessé 132. Ensuite, ils décideront, ou pas, du renvoi en correctionnelle des 22 inculpés. « Cette étape est spécifique à la Belgique, explique Marie-France Pêtre-Renaud, avocat des ayants droit des trois ouvriers valenciennois tués dans l'explosion. C'est une sorte de filtre avant le procès. » Le bourgmestre de l'époque, les responsables du chantier ou encore le distributeur de gaz, tous devront donc s'expliquer une première fois. Avant le procès, en janvier, qui pourrait durer six mois.