Pour eux, il n'y a pas photo. Les quarante anciens salariés du laboratoire Cewe Color défendront leur cas cet après-midi devant la cour d'appel de Douai. A la suite de l'incendie de leur établissement, en janvier 2005, leur employeur avait stoppé l'activité de développement photo qui les faisait vivre, à Seclin. Un plan social de deux millions d'euros s'en était suivi. Insuffisant, selon les salariés qui ont attaqué leur employeur pour « licenciement abusif ». Ils ont été déboutés en première instance par les prud'hommes de Lille. « L'entreprise faisait des bénéfices à l'époque, elle en fait encore maintenant », explique Olivier Lemaire, qui est toujours secrétaire (CGT) du comité central d'entreprise de Cewe. Son argument : « Il n'y a pas eu de reclassement individualisé, seulement des mesures collectives. » Pourtant, selon lui, la maison mère a obtenu « quatorze millions d'euros » des assureurs, suite au sinistre de 2005. Les salariés demandent de 10 000 à 30 000 euros d'indemnités, pour un total de 700 000 euros environ.