L'annulation de leur union pourrait être... annulée, ou requalifiée. La cour d'appel de Douai, appelée à juger le dossier du mariage invalidé pour mensonge de l'épouse sur sa virginité, devra trancher. Une chose est sûre : plus personne ne veut de cette union, annulée le 1er avril par le tribunal de grande instance de Lille. Le mari, d'abord, qui reproche à sa femme de lui avoir menti. L'épouse, ensuite, parce que son mari lui aurait « manqué de respect », selon son avocat, Me Charles-Edouard Mauger, qui demande un euro symbolique de dommages et intérêts. Le parquet, enfin, qui avait fait appel en juin : « Nous demandons l'infirmation d'une annulation dont le motif porte atteinte à l'égalité entre les sexes », a expliqué Eric Vaillant, secrétaire général du parquet général de Douai.
Seul hic : « Les juges pourront peut-être considérer qu'en droit pur, il n'y a pas de motif de nullité dans ce cas. » Le parquet s'est donc contenté d'évoquer des « portes de sortie », suggérant de fonder l'annulation sur une « erreur sur la personne » ou un « défaut de cohabitation ». Réponse le 17 novembre. S'ils sont finalement « remariés » par la justice, les époux pourront toujours divorcer...