C'est un procès attendu à Hénin-Beaumont qui va s'ouvrir aujourd'hui au TGI de Paris : celui des repreneurs de l'usine Samsonite, soupçonnés, en 2005, d'avoir siphonné la trésorerie de la société avant de mettre la clé sous la porte. Censés réorienter l'activité vers la production de panneaux solaires, les deux repreneurs sont accusés de n'avoir jamais vraiment lancé leur projet, « Energy Plast ». Depuis la liquidation judiciaire, les 200 salariés n'ont cessé de dénoncer cette reprise, qui les a privés d'un plan social. Ce qui, selon leur avocat Me Fiodor Rilov, arrangeait bien Samsonite. Mais le bagagiste ne fait pas partie des prévenus aujourd'hui.