L'éthanol comme nouveau débouché, cela fait vingt ans que les betteraviers y pensent. Il a pourtant fallu attendre la baisse des quotas de production pour que les sucreries investissent un peu dans le biocarburant.
Malgré les débats qui alimentent l'utilité des biocarburants dans un contexte de crise alimentaire mondiale, l'Office national interprofessionnel des grandes cultures reste, lui, optimiste. « Le marché n'est pas bloqué. Au contraire, il devrait encore progresser avec l'arrivée des biocarburants deuxième génération dans une dizaine d'années. » Pour l'instant, dans la région, la transformation de betteraves en éthanol représente 10 % de la production. Un chiffre qui monte à 17 % pour l'alcool. D'autres marchés, comme celui des levures, pourraient aussi émerger dans le futur.