Pourquoi voulez-vous expérimenter le Taser à l'échelle municipale ?
J'ai fait cette demande en octobre 2007. Et j'apprends qu'un décret va être publié. Je ne sais comment ça va se passer. La police municipale existe depuis vingt ans à Hem. Elle était équipée d'armes classiques. Le Taser est moins dangereux qu'une arme à balles réelles.
Vos policiers ont-ils déjà fait usage de leurs armes à feu ?
Non, jamais et heureusement. Ce ne sont pas des cow-boys. L'arme est d'abord un outil de dissuasion, de prévention et d'autodéfense.
Alors, pourquoi choisir de les équiper de Taser ? Votre ville est-elle si dangereuse ?
Non, Hem s'est beaucoup améliorée en vingt ans. Il y a bien quelques bandes de jeunes qui font du bruit. Mais ils sont sympas. Le risque, c'est de tomber un jour sur un fou, un forcené. Il faut pouvoir faire face à ce type de situation. Nous n'allons pas tirer sur un gamin qui vole une pomme.
« Faire face à un fou, un forcené », n'est-ce pas finalement le travail de la police nationale ?
Bien sûr. Mais le désengagement de l'Etat en la matière n'est pas quelque chose de nouveau. Notre poste de police nationale est fermé le soir. Alors que celui de police municipale reste ouvert jusqu'à une heure du matin. En cas de souci, je veux que mes agents soient rassurés.