Quatre jeunes, qui pourraient appartenir à la mouvance des skinheads néo-nazis, ont été relâchés mardi après avoir été entendus 24 heures dans le cadre de l'enquête sur la profanation de 148 tombes musulmanes dans le cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras.
Quatre jeunes, qui pourraient appartenir à la mouvance des skinheads néo-nazis, ont été relâchés mardi après avoir été entendus 24 heures dans le cadre de l'enquête sur la profanation de 148 tombes musulmanes dans le cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras. - Denis Charlet AFP

L’enquête a donc bien abouti. Deux jeunes majeurs vont être mis en examen aujourd’hui pour la profanation de 148 tombes musulmanes au cimetière militaire de Notre-Dame de Lorette, dans la nuit du 5 au 6 avril dernier. Âgés d’une vingtaine d’année, ils sont déferrés ce midi devant un juge d’instruction de Béthune.

Les huit autres personnes — dont deux mineurs — arrêtées hier par la gendarmerie ont en revanche quitté libre leur garde à vue. Le Parquet a pu nous confirmer que l’un des deux suspects avait déjà été condamné pour des faits similaires également commis à Notre-Dame de Lorette, en 2007. La garde à vue démarrée hier pour «vérifier et confronter les emplois du temps», selon le Parquet, a donc été décisive.

Récidive


«Des investigations supplémentaires doivent encore être menées sur leur matériel informatique», nous a précisé par ailleurs Jean-Pierre Roy, procureur-adjoint à Béthune. En état de récidive légale, le suspect déjà condamné en 2007 risque une peine deux fois plus élevée que son complice présumé, à savoir 10 ans de prison pour «violation ou profanation de sépulture en raison de l’ethnie, la race ou la religion».

Mots-clés :