« On n'a toujours aucun suspect », déplore Philippe Muller, vice-procureur de Boulogne-sur-Mer. Une semaine après le viol d'une étudiante à Calais, le principal suspect est toujours dans la nature. Ce week-end, deux migrants ont bien été placés en garde à vue car ils correspondaient au portrait-robot, mais ils ont été mis hors de cause. « Il y a des dizaines de gardes à vue de migrants chaque jour, tempère Philippe Muller. Ça ne veut pas dire qu'ils ont agressé cette jeune femme. On craint surtout aujourd'hui que l'auteur des faits ait quitté le territoire. » L'étudiante avait été violée dans un bois par un migrant parlant bien le français.