Mise à jour, mardi, à 13 h 30 : La mère a été mise en examen pour infanticide et meurtre aggravé. Elle a été placée en détention provisoire, selon La Voix du Nord, et risque la réclusion à perpétuité.

Le nourrisson qui a été retrouvé sans vie dans la nuit de samedi à dimanche au pied d’un immeuble à Cappelle-la-Grande, près de Dunkerque (Nord), n’est pas mort-né, ce qui contredit les affirmations de la mère, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

« Les résultats de l’autopsie ont montré qu’il n’était pas mort-né et que sa mort était due à une chute du premier étage, a dit le procureur de la République de Dunkerque, Sébastien Piève, à l’AFP. Ces résultats infirment les premières déclarations de la mère qui prétendait qu’il était mort-né. »

>> A lire aussi : On en sait davantage sur le bébé retrouvé mort dans la rue

Lors de ses premières auditions, la mère, âgée de 21 ans, avait expliqué « qu’entendant son père venir, elle avait jeté l’enfant par la fenêtre de sa chambre, qui se trouve au premier étage de l’habitation », selon la même source. Un passant avait découvert le nouveau-né sur un trottoir et alerté les secours, qui avaient tenté de le ranimer, en vain.

« Il avait été question d’avortement »

La mère, étudiante en droit à Lille et qui est toujours hospitalisée dans un établissement du dunkerquois, avait également indiqué aux enquêteurs que le père se trouvait au Canada et qu’il n’était pas au courant de la grossesse.

« Il ressort d’échanges électroniques, ordinateur et smartphone, qu’il avait été bien mis au fait de cette grossesse et qu’il avait été question d’avortement. En outre, il serait en région parisienne », a affirmé le procureur, soulignant que les investigations « se poursuivaient ».

La jeune femme, qui avait été mise en garde à vue pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » dans la nuit de samedi et dimanche, était en cours de déferrement lundi soir. Le parquet de Dunkerque a requis sa mise en examen et son placement en détention provisoire.