• Les Hauts-de-France sont la huitième région pour l’emploi numérique.
  • La métropole lilloise concentre la majorité de l’activité de la filière.
  • C’est un secteur encore principalement masculin.

D’après une étude de l’Insee Hauts-de-France portant sur la période 2009 à 2014, le nombre des salariés de la filière numérique a augmenté de 4,8 % dans la région, alors que, tous secteurs confondus, il a baissé de 2 %, notamment dans l’industrie et la construction.

Lille, Roubaix et Tourcoing pèsent lourd

Si le Nord fait partie des départements où la croissance du numérique est forte (+11,6 %), la filière ne représente encore que 2 % de l’emploi dans la région. C’est moins qu’en Bretagne (3,2 %), Occitanie (3 %) ou encore en Centre-Val-de-Loire (2,3 %). Sans surprise, on retrouve la métropole lilloise sur la première marche du podium régional : en 2014, sur les 37.000 emplois numériques de la région, 23.000 y sont concentrés, surtout à Lille et à Roubaix-Tourcoing.

Services, traitements de données et hébergement

Ce sont principalement les activités de services qui se développent, avec des entreprises comme IBM, Cap Gemini ou encore GFI, qui se sont installées et ont fortement développé leurs effectifs. Autre domaine porteur : le traitement des données et l’hébergement Internet, à l’instar d’OVH, à Roubaix, qui n’en finit pas de grandir.

Des pôles d’excellences reconnus

Ce dynamisme est aussi porté par Euratechnologies, pôle d’excellence inauguré en 2009 et devenu le premier incubateur européen. Des success stories y ont vu le jour, à l’instar d’Ineat, spécialiste de la transformation numérique qui emploie aujourd’hui 200 personnes ou Vekia, éditeur de logiciels destinés aux acteurs de la distribution, qui vient de lever 12 millions d’euros pour accélérer son développement à l’international. Du côté de Roubaix-Tourcoing, la Plaine Images, quartier spécialisé dans les images numériques et les industries créatives, a franchi la barre des cent entreprises accueillies, dont la plus connue, la pépite Ankama.

Un secteur majoritairement masculin

Quel est le portrait-robot de ces salariés ? Ce sont en majorité des hommes, cadres, ils ont entre 25 et 39 ans et sont diplômés du supérieur. Les femmes sont sous-représentées dans le secteur, avec seulement trois salariées sur dix, comme ailleurs en France. En cause, les clichés qui véhiculent une image très masculine du secteur, une méconnaissance des métiers du digital et de leurs débouchés. Aujourd’hui, la proportion d’étudiantes dans la filière numérique est inférieure à 15 %. C’est pourtant une femme, Ada Lovelace, qui a créé le premier programme informatique, au XIXe siècle.