Coupe Davis: Comment Lille a obtenu l'organisation de la finale France-Belgique

TENNIS Comme en 2014, le stade Pierre Mauroy organisera la finale de la Coupe Davis...

Francois Launay

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Coupe Davis en octobre à Lille

Coupe Davis en octobre à Lille — Stephane Vansteenkiste

Deux finales en trois ans. Aprèsla défaite de 2014 contre la Suisse de Federer, le stade Pierre-Mauroy accueillera la finale de la Coupe Davis du 24 au 26 novembre. L’ambiance promet d’être chaude face à des Belges qui risquent d’être énormément soutenus vu la proximité avec la frontière (15 kilomètres).

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Pourtant, après avoir déjà accueillir la demi-finale le week-end dernier, on pensait que Villeneuve d’Ascq avait peu de chance de remettre ça. Mais en une semaine, les lignes ont vite évolué. Damien Castelain, président de la Métropole Européenne de Lille (MEL) nous explique pourquoi.

Le coup de pression en pleine demie

« On savait que si la France et la Belgique allaient en finale, le match se déroulerait en France. Depuis quelques jours, on discutait avec la Fédération de cette éventualité. Tout ça a fait l’objet de discussions durant la demi-finale. Quand on a appris que la Belgique s’était qualifiée, les discussions se sont accélérées. On sait que la Fédération française de tennis (FFT) mais aussi la Fédération internationale adorent le stade Pierre-Mauroy.

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« J’ai insisté lourdement sur le fait qu’un France-Belgique à Villeneuve d’Ascq, vu la proximité entre les deux pays, serait quelque chose d’extraordinaire. Cette affiche, qui garantit 28 000 personnes pendant trois jours, ajoutée au fait que les équipes de la FFT connaissent parfaitement le stade a fait la différence. »

Le coup de pouce de Noah

« Dès dimanche, quand Yannick Noah déclare qu’il veut revenir à Lille pour la finale, ça fait pencher la balance en notre faveur. A partir du moment où président de la Fédération, capitaine et joueurs veulent venir ici, on ne peut pas rater cette occasion.

Le coup de fil à Bernard Laporte

« Quand on est face à un choix entre accueillir une finale de coupe Davis ou le XV de France (le match France-Japon était prévu initialement le 25 novembre au stade Pierre Mauroy), je dois prendre mes responsabilités. J’ai appelé Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby, qui a parfaitement compris. On doit maintenant travailler ensemble pour trouver un autre stade sur ce match (Lens est évoqué). Il n’y a pas de dédommagement de prévu. On s’entend très bien avec la FFR. On veut accueillir rapidement de nouveau le XV de France. On n’est pas dans un système de contentieux »

Le coût financier

« Nous avions mis 500.000 euros pour l’organisation de la finale 2014. On sera dans cet ordre de grandeur pour cette finale 2017. Cette somme va nous permettre, entre autres, d’acheter des places pour inviter de nombreux jeunes de la Métropole. En termes d’attractivité et de rayonnement dans les médias, en termes de retombées économiques, comme en 2014 où il y avait eu 5 millions d’euros de retombées pour la métropole (hôteliers, commerçants, etc.), c’est intéressant. Et puis, depuis le 1er janvier, la MEL perçoit la taxe de séjour pour faire venir des touristes. Utilisons cette taxe à bon escient en faisant venir le maximum d'événements comme l'est une finale de coupe Davis, surtout entre la France et la Belgique.»