Quinze jours après, la gifle de Berlaimont n'en finit plus de résonner. Hier, c'est l'Union syndicale des magistrats (USM, apolitique) qui s'est insurgée du soutien apporté par François Fillon à l'enseignant qui avait frappé un de ses élèves qui l'avait traité de « connard ». « Le chef du gouvernement n'a pas à prendre position dans une affaire. Les pouvoirs judiciaire et exécutif sont séparés depuis 1789 », a rappelé Virginie Valton, déléguée régionale de l'USM devant le palais de justice d'Avesnes-sur-Helpe.Le lieu n'était pas choisi par hasard. Le 27 mars prochain, c'est précisément dans ce tribunal que comparaîtra pour « violence aggravée sur mineur » ce professeur de technologie. Un procès que l'USM espère ne pas voir biaisé par la sortie d'un Premier ministre « choqué » du traitement subi par l'enseignant.