A Berlaimont, les magistrats plaident pour leur indépendance

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Publié le 13 février 2008.

Quinze jours après, la gifle de Berlaimont n'en finit plus de résonner. Hier, c'est l'Union syndicale des magistrats (USM, apolitique) qui s'est insurgée du soutien apporté par François Fillon à l'enseignant qui avait frappé un de ses élèves qui l'avait traité de « connard ». « Le chef du gouvernement n'a pas à prendre position dans une affaire. Les pouvoirs judiciaire et exécutif sont séparés depuis 1789 », a rappelé Virginie Valton, déléguée régionale de l'USM devant le palais de justice d'Avesnes-sur-Helpe.Le lieu n'était pas choisi par hasard. Le 27 mars prochain, c'est précisément dans ce tribunal que comparaîtra pour « violence aggravée sur mineur » ce professeur de technologie. Un procès que l'USM espère ne pas voir biaisé par la sortie d'un Premier ministre « choqué » du traitement subi par l'enseignant.

V. V. - ©2008 20 minutes
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