Malaise. Un policier dunkerquois de 38 ans s'est donné la mort avec son arme de service dans la nuit de lundi à mardi. Il a été retrouvé par des collègues dans sa voiture, devant le poste où il devait prendre son service. Selon le syndicat Alliance il s'agit de la quatrième tentative de suicide d'un fonctionnaire de police depuis le début 2008 dans la région - les trois premières n'ayant pas été mortelles - et la deuxième avec une arme de service.
A chaque fois, le contexte familial et personnel serait en cause, mais pour Benoît Lecomte, secrétaire régional d'Alliance, « il faut améliorer l'accompagnement des collègues. A cause de ses horaires, un policier n'obtient quasiment jamais la garde de ses enfants lors d'une séparation. Un service de crèche, par exemple, pourrait éviter cela. » Le syndicat Unsa, lui, dénonce le manque de psychologues. « Il n'y en a que 53 pour l'ensemble des policiers français », dénonce Philippe Ricq, secrétaire régional de l'Unsa. Un appel qui résonne d'autant plus que c'était hier la journée nationale de prévention du suicide. La direction départementale de la sécurité publique reconnaît « une insuffisance » : « Il y a déjà deux psychologues dans le Nord. Notre objectif est d'en avoir un pour chacun des six districts du département. »