• Bruno Le Maire visite l'entreprise Arc International, à Arques (Pas-de-Calais) ce vendredi
  • Le site nordiste a survécu en enchaînant les restructurations ces dernières années

La visite à Arques (Pas-de-Calais) du nouveau ministre de l’Économie n’a été annoncée que deux heures avant son arrivée, ce vendredi matin.

>> A lire aussi : La photo officielle du gouvernement n’a pas manqué d’inspirer les internautes

Mais cette venue de Bruno Le Maire est tout sauf une surprise dans le fief d’Arc international, fleuron industriel nordiste, en restructuration permanente depuis plus de dix ans. Voici pourquoi

Un exemple pour l’industrie française. En 2004, Arc international employait encore 12.000 salariés. Treize ans plus tard, le site nordiste dépasse à peine les 5.000 emplois.

Pourtant le territoire n’a pas connu de poussée de fièvre particulière. La stratégie de revitalisation du site, très tôt adoptée par le verrier, en partenariat avec les collectivités locales, a porté ses fruits : en 2010, une vingtaine de projets représentant 1.600 emplois avaient déjà vu le jour sur place.

>> A lire aussi : Arc recycle les jobs

Puis l’entreprise a évité le dépôt de bilan, en 2015 et 2016, en attirant un fonds américain, puis des investissements russes. Un exemple de la mondialisation heureuse rêvée par Emmanuel Macron.

Le dialogue syndical rêvé. Longtemps propriété d’une seule famille, le groupe Arc International a veillé à éviter les licenciements secs lors de ses restructurations successives. Vigilants, les syndicats sont surtout attentifs à la survie de l’entreprise et n’hésitent pas à saluer l’entrée de nouveaux actionnaires, à l’instar de la CGT lors de l’arrivée du fonds d’investissement russe, en 2016. A cette occasion, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron avait d’ailleurs souligné « l’esprit de responsabilité des organisations syndicales ».

Un territoire Macroniste. La maire (divers-droite) d’Arques, Caroline Saudemont, fait partie de la famille Durand, qui a longtemps dirigé l’entreprise. Mais elle est surtout l’un des premiers soutiens du candidat Macron, symbolique de cette société civile qui a mis le futur président sur orbite en 2016. La visite de Bruno Le Maire sur ce territoire qui s’applique, toutes tendances politiques confondues, à réussir sa transition économique, sonne comme une reconnaissance.