On y est. Après 37 journées de championnat, le RC Lens va jouer toute sa saison sur son dernier match. Ce vendredi (20h30) à domicile contre Niort, dans un Bollaert plein (38.000 personnes) le Racing (4e), doit s’imposer en espérant au moins un faux pas de Strasbourg (1er) Amiens (2e) ou Troyes (3e).

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Au mieux, Lens terminera à l’une des deux premières places, fera la fête et sera en Ligue 1. Un moindre mal serait de finir troisième et de jouer les barrages contre le 18e de Ligue 1 (les 25 et 28 mai). Le pire des cas étant de ne pas finir sur le podium et de rater la montée. Voilà pourquoi ce scénario est à éviter.

Parce que les actionnaires ne sont pas venus pour sucrer des fraises

Racheté en mai 2016 après la folle ère Mammadov, Lens a retrouvé de la sérénité financière. Mais le fonds d’investissement Solferino, nouveau propriétaire du club, attend des résultats rapidement. Vu les infrastructures du club (Bollaert, La Gaillette), son soutien populaire et son budget (20 M€), le plus gros de Ligue 2, Lens doit vite remonter. Si en arrivant, les nouveaux dirigeants ont fixé le cap de la Ligue 1 dans les deux ans, ne pas y arriver dès cette année ralentirait forcément les ambitions.

Parce qu’Alain Casanova ne survivrait sans doute pas à un échec 

En arrivant à Lens l’été dernier, le coach artésien avait annoncé la couleur en fixant comme objectif la montée en Ligue 1 dès cette saison. S’il échoue vendredi, il est peu probable qu’Alain Casanova survive à cet échec. En interne, l’entraîneur ne fait pas l’unanimité. Et si l’objectif n’était pas atteint, Lens se pencherait certainement sur un autre profil d’entraîneur.

Parce que les joueurs s’en mordront les doigts toute leur vie (et on exagère à peine)

Si Lens n’a pas toujours été sur le podium cette saison, il a longtemps eu son destin en main. Si ça se passe mal, les joueurs pourront ressasser la défaite à domicile contre Auxerre le 15 avril. Face à un mal classé, le Racing, 2e au classement, pouvait prendre sept points d’avance sur le quatrième à cinq journées de la fin.

Patatras, Lens perd (0-1) puis s‘incline au Havre la semaine suivante. Assurément l’un des tournants de la saison « S’il n’y a pas la montée, il sera temps de regarder pourquoi ce n’est pas arrivé mais en attendant, nous ne pouvons que regarder devant nous », veut positiverBenjamin Bourigeaud, le milieu lensois.

Parce que Les supporters ne vont pas apprécier une troisième saison de suite en L2. 

A force, les fans du Racing vont se montrer impatients. Cette saison, alors que le club a toujours été en course pour la montée, certains ne cachaient déjà pas leur mécontentement après deux matchs sans victoire. Inutile de dire qu’une troisième saison d’affilée en L2 ne les calmera pas.