L'agence européenne du médicament (EMA) est actuellement basée à Londres (illustration).
L'agence européenne du médicament (EMA) est actuellement basée à Londres (illustration). - Philippe Huguen AFP
  • Lille, candidate française pour accueillir l’Agence Européenne des Médicaments
  • Entre agents et experts, près de 5.000 personnes sont concernées
  • Des concurrents européens de taille comme l’Allemagne, l’Italie et la Suède

Les miettes du Brexit. Le gouvernement a choisi que ce serait la ville de Lille qui porterait la candidature de la France pour accueillir l’ Agence Européenne des médicaments (AEM) actuellement basée à Londres a-t-on appris, mercredi. La compétition va désormais se dérouler avec les 18 autres pays européens qui veulent aussi leur part du gâteau.

L’annonce est tombée, mercredi soir : c’est Lille qui portera les couleurs de la France dans la course pour accueillir l’AEM, ses 880 agents et ses 3.700 experts. « J’en suis extrêmement heureuse », a déclaré la maire de Lille, Martine Aubry, dans un communiqué, relayant un sentiment manifestement partagé par le président de la Métropole européenne de Lille, Damien Castelain, et le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

C'était pas gagné

Et si tout le monde est content, c’est parce que cette affaire n’était pas gagnée d’avance. Dans l’hexagone, le comité d’audition a dû examiner les dossiers de sept autres villes en plus de Lille : Lens-Liévin, Lyon, Montpellier, Nice, Paris, Strasbourg et Toulouse. Les auditions ont eu lieu mercredi et jeudi derniers. Charge à la commission de présélectionner trois villes en fonction de critères comme l’implantation future de l’AEM, l’accueil des agents, l’accessibilité…

Dans la dernière ligne droite, le président de la République et son premier ministre ont tranché entre Lille, Lyon et Paris. Le résultat étant celui que l’on connaît. Matignon a précisé, dans un communiqué, que le choix final s’est porté sur Lille, notamment en raison de sa situation « au cœur de l’Europe » et de son « écosystème de santé ».

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Dans son dossier, Lille promettait aussi « une offre immobilière correspondant aux attentes de l’AEM » avec « un bâtiment existant à cinq minutes à pied des gares » ou la possibilité de disposer « d’un foncier en centre-ville » constructible dans un délai de 18 mois. Un autre argument de poids était la proximité avec Londres qui permettant aux experts travaillant pour l’AEM de rester domiciliés dans la capitale Anglaise.

Un match européen

Néanmoins, le plus dur reste à venir. Lille va désormais jouer l’Europa league aux côtés de 18 autres pays de l’Union comme l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie ou encore la Suède. Une compétition qui pourrait être perdue d’avance pour la France si l’élection présidentielle était remportée par un candidat favorable à la sortie de l’Union Européenne.

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