La station de métro lillois CHR Oscar Lambret à Lille.
La station de métro lillois CHR Oscar Lambret à Lille. - M.Libert/20 Minutes

Toilettage en vue pour les stations de métro lilloise. L’exploitant Transpole a annoncé ce mercredi que neuf stations du réseau seront renommées à compter du 6 mars, à la demande de la métropole européenne de Lille. Pour la MEL, l’objectif est notamment de mieux mettre en avant les correspondances avec les gares, car les anciennes appellations n’étaient pas forcément explicites.

Les noms de gares

A l’heure de l’intermodalité entre les différents transports, ne pas nommer « gare » l’arrêt qui dessert une gare SNCF est un pêché capital. La faute est rectifiée à Roubaix et Tourcoing sur la ligne 2.

L’arrêt « Gare Jean Lebas » devient simplement « Gare de Roubaix ». L’arrêt « Tourcoing-Sébastopol » est renommé «  Gare de Tourcoing ». Pour ce dernier, situé à 5 minutes à pied de la véritable gare SNCF, il s’agissait de s’adapter au trafic généré par les TGV « Ouigo ». Les passagers de ces trains à prix cassés, qui ne connaissent pas forcément Tourcoing, sauront désormais exactement à quel arrêt descendre du métro pour rallier la gare.

Les nouveaux noms de lieux

Certains noms de stations n’ont pas changé depuis les années 1980. Or, la ville a beaucoup évolué dans certains secteurs. C’est le cas notamment des stations du pôle santé de Lille et Loos, sur la ligne 1.

Ainsi l’ancien terminus de la ligne 1, « CHR B. Calmette », se transforme en « CHU Eurasanté », du nom du parc d’activité à succès monté autour du pôle hospitalier lillois. Juste avant cet arrêt, le nom « CHR Oscar Lambret » a droit lui aussi à un toilettage pour devenir « CHU - Centre O.Lambret ».

La métropole remédie par ailleurs enfin à une bizarrerie du réseau, qui nommait « Lezennes » une station située en réalité à Lille-Hellemmes. Elle s’appellera désormais « Square Flandres », une dénomination peu explicite, mais qui a le mérite de ne pas être fausse.

La communication locale

Dans certains cas, les nouveaux noms paraissent répondre à un besoin de com'. Ainsi l’arrêt Les Prés, à Villeneuve d’Ascq, se voit ajouter le nom « Edgard Pisani », du nom du ministre qui a choisi l’emplacement de la ville nouvelle dans les années 1960. Un homme transpartisan (il a été ministre de De Gaulle, puis de Mitterrand) dont le maire divers-gauche de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron, saluait la mémoire sur son blog, en juin 2016.

D’autres changements répondent à une considération plus pratique, à l’instar de l’arrêt « Croix Mairie » qui devient « Mairie de Croix », et l’arrêt Hellemmes qui se transforme en « Mairie d’Hellemmes »

Il reste quand même un étrange mouvement en sens inverse : à Roubaix, l’arrêt « Roubaix - Charles de Gaulle » perd étrangement son nom local pour devenir « Charles-de-Gaulle » tout seul. La ville de Guillaume Delbar a-t-elle peur de son ombre ?

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