VIDEO. Lille: Une mère de deux enfants autistes perchée en haut d'une grue

FAITS DIVERS Une maman s’est perchée à plusieurs dizaines de mètres de hauteur sur une grue d’un chantier d’Euralille pour réclamer une prise en charge de ses deux enfants autistes…

Olivier Aballain

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A gauche, la grue en haut de laquelle la maman de deux enfants autistes s'est perchée le 1er février 2017, à Lille

A gauche, la grue en haut de laquelle la maman de deux enfants autistes s'est perchée le 1er février 2017, à Lille — . Aballain / 20 Minutes

Elle est montée à 05 heures du matin, ce mercredi, à plusieurs dizaines de mètres de haut. La maman de deux enfants autistes de 8 ans s'est perchée pendant près 10 heures sur l’une des trois grues d’un chantier d’Euralille, afin d'obtenir le déblocage de sa situation administrative.

De concert avec une amie et le père des deux enfants, présents en soutien au bas de la grue, elle entendait dénoncer le manque de prise en charge de la situation par l’administration. Equipée de sangles et d’un baudrier, la jeune femme « ne semblait pas », selon les secours, être en danger immédiat de chute.

Non scolarisés, non pris en charge au domicile

« Nous réclamons le déblocage de l’aide mensuelle de 1.600 euros qui couvrirait la prise en charge à domicile avec ergothérapeute, etc., puisque nos deux enfants n’ont pas pu être scolarisés faute de personnel dans les écoles », a expliqué le père, âgé d’une trentaine d’années. La famille habite à Marcq-en-Barœul.
L’homme indique que le couple a dû abandonner toute activité professionnelle pour s’occuper des deux enfants autistes, et qu’il est en outre sanctionné par le département pour n’avoir pas effectué de recherche d’emploi. « Nous avons 1.500 euros d’aides, avec une sanction de 100 euros par mois », résume le père, qui revendique une action « politique ».

« C’est une situation de blocage, ils tournent en boucle », commentait un élu lillois présent sur place. Un représentant de l’agence régionale de santé, toute proche, est arrivé sur les lieux vers 9h45 du matin, pour tenter de démêler la situation.

Pour accepter de redescendre, la mère attendait une confirmation écrite de la prise en charge de leurs enfants auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elle a finalement rejoint le sol vers 15h, sur une promesse de rendez-vous dès jeudi.

MAJ 16h00: la mère est redescendue à 15h