Odeurs de peinture et de colle, bruits de scie à métaux... La Braderie de l'art à La Condition Publique de Roubaix sollicite tous les sens. La 17e édition s'est terminée hier soir après 24 heures ininterrompues de recyclage artistique. Des créateurs, comme Matthieu, qui dessine sur du Plexiglas, ont redonné un avenir et un nouveau propriétaire à des objets en fin de vie : « Les conditions d'exposition ne sont pas idéales mais ces oeuvres sont uniques. » Les explications des artistes donnent parfois lieu à des regroupements. « Ça coûte cher parce qu'il y a le prix de la matière première. Plus la peinture et les déplacements. Faut bien qu'on mange ! », explique Thierry à quelqu'un intéressé par une armoire en métal repeinte de couleurs vives à 250 euros. Au stand voisin en revanche, Yann, créateur de lampes bambou, s'indigne qu'un visiteur lui ait fait remarquer : « Il y a les même chez Ikea ! »