Lille et Paris se disputent le festival international des séries

TELEVISION Une dernière concertation va être organisée pour départager les deux villes candidates…

M.L. avec AFP

— 

Lille et Paris seules en lice pour accueillir le Festival des séries.

Lille et Paris seules en lice pour accueillir le Festival des séries. — VALINCO/SIPA

Il ne peut en rester qu’une. Sur les cinq villes candidates pour l’organisation d’un festival international des séries, Lille et Paris restent seules finalistes. Une nouvelle concertation sera organisée pour les départager a annoncé, mercredi, la ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay.

Cette annonce intervient alors que la mairie de Cannes a déjà dit, mardi, qu’elle organiserait « quoi qu’il arrive » son propre festival international de séries en avril 2018, à l’image de son festival de cinéma, passant outre le processus de choix d’une ville par le ministère.

Des « lacunes » dans le projet de Cannes

Le projet de Cannes « comporte des lacunes au plan éditorial », tandis que « les projets de Bordeaux et de Nice ne présentent pas un degré de maturité suffisante pour monter un tel événement dès 2018 », selon le jury réuni par le ministère de la Culture pour étudier les candidatures des cinq villes.

>> A lire aussi : Fleur Pellerin souhaite créer un festival international en France

« Lille semble en mesure de réussir la mise en œuvre d’un événement décentralisé à fort rayonnement européen, proche du public », a argumenté le jury dans ses conclusions. « La candidature de Paris s’inscrit dans le développement réussi depuis sept ans d’un événement reconnu alliant succès public et soutiens professionnels au plan mondial », le festival Séries Mania organisé au Forum des Images, ajoute-t-il.

La décision finale au printemps

La ministre de la Culture a demandé au Centre national du cinéma (CNC) d’organiser une nouvelle concertation sur les candidatures de Lille et Paris, avec pour objectif une remise du rapport au printemps.

Le CNC avait réuni un jury composé de Nathalie Coste-Cerdan, directrice générale de la Fémis, Thomas Anargyros, directeur général d’EuropaCorp Télévision, Fanny Herrero, scénariste, Patrick Eveno, directeur général du Festival du film d’animation d’Annecy, et Sarah Drouhaud, rédactrice en chef Web du magazine Le Film français.