Manifestation le 4 février 2016 à Paris en faveur des huit anciens de Goodyear condamnés à une peine de prison ferme
Manifestation le 4 février 2016 à Paris en faveur des huit anciens de Goodyear condamnés à une peine de prison ferme - FREDERICK FLORIN AFP

Pas de prison ferme pour les salariés de Goodyear Amiens. En appel, la justice a finalement décidé d’une relaxe totale et de sept peines de sursis allant jusqu’à 12 mois.

En octobre 2016, ce procès en appel s’était tenu sous haute tension après la condamnation des accusés à neuf mois de prison ferme, en première instance. Dix mille personnes, selon la CGT, et cinq mille selon la préfecture s’étaient rassemblées à Amiens pour protester contre le premier jugement.

Pas de « violences en réunion »

Quatre des salariés, dont Mickael Wamen, ex-leader de la CGT de l’usine, ont été reconnus coupables de séquestration et condamnés à 12 mois avec sursis. En revanche, ils ont été relaxés du chef d’accusation de « violences en réunion ».

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A l’inverse, trois salariés ont été relaxés du chef de « séquestration » mais reconnus coupables de « violences en réunion ». Deux d’entre eux ont été condamnés à trois mois avec sursis, le troisième à deux mois avec sursis.

Le huitième salarié poursuivi, Hassan Boukri, a été totalement relaxé.

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Les 6 et 7 janvier 2014, le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus pendant une trentaine d’heures dans les locaux de l’usine de pneumatiques, occupée par quelques dizaines de salariés en colère après l’annonce de la fermeture de ce site de 1.143 salariés.

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