Immeubles du Clos des Roses, à Compiègne (Oise)
Immeubles du Clos des Roses, à Compiègne (Oise) - Google Street View

Le « Clos des Roses » sonne comme une promesse, mais ce qui s’y passe n’a rien de bucolique. Une équipe de TF1, en reportage dans un secteur de ce quartier de Compiègne (Oise) réputé tenu par des trafiquants de drogue, indique y avoir été attaquée ce mardi matin.

Les journalistes, venus enquêter sur l’évacuation de sections d’immeubles contrôlées par le trafic de drogue, ont été caillassés « par des voyous qui ont volé [la] caméra », a rapporté Jean-Pierre Pernault dans le journal de 13h. Aucun journaliste n’a été blessé, selon le présentateur.

L’office HLM évacue les habitants, parle de « barbarie »

Selon France 3 Picardie, dont une équipe a déjà été agressée sur place par le passé, l’alimentation en eau et en électricité des immeubles est détournée par les trafiquants, qui y auraient installé des laboratoires.

Interrogé par TF1, le président de l’office HLM se dit « obligé d’évacuer les gens » : « C’est un état de non-droit absolu, c’est la barbarie chimiquement pure », regrette Arnaud Dumontier, qui est par ailleurs maire (LR) de la ville voisine de Pont-Sainte-Maxence. L’élu dit faire face à un trafic qui génère « 200 à 300.000 euros de chiffre d’affaires » par mois.

Vingt-cinq familles locataires de trois entrées d’immeubles vont ainsi se voir proposer un relogement dans le parc HLM de l’Oise, aux frais de l’OPAC.

Mots-clés :