Tourcoing: Comment un camp de vacances se termine en comédie musicale

CULTURE Une soixantaine d’adolescents venus de toute la France se retrouvent sur scène pour interpréter une comédie musicale…

Gilles Durand

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Des enfants de toute la France vont participer à la comédie musicale, «Les Anges de l'éducation».

Des enfants de toute la France vont participer à la comédie musicale, «Les Anges de l'éducation». — Tristan de Groulard

C’est une drôle d’aventure que vont vivre une soixantaine d’adolescents. Mardi soir, ils présenteront sur scène à Tourcoing* une comédie musicale montée de toutes pièces lors d’un camp de vacances, l’été dernier, à Merville, près d’Hazebrouck, dans le Nord.

Derrière cette organisation de poids, on trouve l’association Comédie Musicamp, dirigée par Tristan de Groulard. Cet ancien scénariste pour la télévision – lequel a, par ailleurs, travaillé avec Cyril Hanouna — sait de quoi il parle quand il évoque « la traversée de l’adolescence », car il est lui-même ancien décrocheur scolaire.

Donner un peu de rêve à des élèves

« Il s’agit de donner un peu de rêve à des élèves qui ne sont pas forcément au top au niveau scolaire. Parfois, certains se révèlent en jouant la comédie », explique-t-il. Voilà quatre ans qu’il s’est lancé dans ce genre de projets éducatifs. L’an dernier, un autre groupe avait présenté un spectacle intitulé Don Bosco Academy et qui avait réuni 3.000 spectateurs au théâtre Sébastopol de Lille.

Des jeunes de 12 à 18 ans, issus de toute la France, vont donc renouveler l’expérience, lundi et mardi, puisque deux séances scolaires sont également programmées. Baptisée Les Anges de l’éducation, la nouvelle comédie musicale a été montée en partenariat avec la congrégation catholique marianiste qui fête le bicentenaire de sa création.

Ce spectacle délivre un message clair : volonté d’éduquer et non pas d’interdire. Dans une ville baptisée Adocity, une grosse panne internet provoque la panique chez les jeunes incapables de s’adapter à un monde sans écran. Ce sont deux anges, incarnant le père et la mère fondateurs des marianistes, qui vont tenter d’inculquer d’autres valeurs.

Montrer le fossé entre adultes et jeunes

« Il n’est pas question de dire qu’internet est bien ou mal. Tout est une question d’utilisation. On montre surtout le fossé qui existe entre les adultes et les jeunes », glisse Tristan de Groulard.

En attendant, ces graines d’artistes se retrouvent tous ensemble ce week-end pour peaufiner les répétitions de danse, de théâtre et de chant. Une bonne partie d’entre eux est issue d’établissements privés catholiques de la région, mais d’autres viennent de tous les coins de France et seront hébergés par les familles nordistes.

Tous, en revanche, ont obtenu des autorisations exceptionnelles d’absence de cours par leur lycée. Et c’est déjà un beau cadeau !

* au théâtre Raymond-Devos, à 20 h. Il restera des places disponibles le jour du spectacle.