Une moissonneuse-batteuse dans un champ.
Une moissonneuse-batteuse dans un champ. - M.Libert / 20 Minutes

Il fallait y penser. Pour les besoins de leur travail, les agriculteurs utilisent de nombreux engins dont le coût élevé est mutualisé entre plusieurs exploitants au sein de groupements ou de coopérative Cuma (Coopérative d’utilisateurs de matériel agricole). Mais la gestion du parc d’engin, via des carnets de bord, est un véritable casse-tête. Antoine Dequidt, cultivateur dans le Pas-de-Calais, a trouvé la solution.

Les machines agricoles, ça coûte cher. Il faut compter 80.000 euros pour un tracteur et près de 250.000 euros pour une moissonneuse-batteuse. Dans les groupements ou les Cuma, les utilisateurs payent en fonction de l’utilisation, d’où l’intérêt de tenir des carnets de bord précis afin de facturer ensuite. « C’est un travail long et fastidieux. Certains écrivent mal, d’autres peuvent ''oublier'' de le remplir », explique Antoine Dequidt, co-fondateur de ConnectAgri.

Facturer au plus juste

Il y a un an et demi, l’agriculteur a eu l’idée de concevoir un boîtier connecté à fixer sur chaque engin et qui remonterait automatiquement toutes les données. « Le temps d’utilisation, la surface, le kilométrage, la localisation. Tout est envoyé presque en temps réel dans le logiciel, ce qui permet de facturer ensuite au plus juste », poursuit l’exploitant.

La partie développement a été confiée à un ingénieur avec lequel est associé l’agriculteur. Pour le côté pratique, Antoine Dequidt a travaillé avec une trentaine d’exploitants pour que sa solution corresponde au mieux aux attentes des utilisateurs potentiels. « Il fallait d’abord que ce soit simple d’utilisation, et c’est ce que nous avons fait », affirme-t-il.

Une vraie demande

C’est aussi l’avis de la fédération des Cuma des Hauts de France : « Il y a une vraie demande. Des solutions existent mais elles ne sont pas encore abouties. Celui qui présentera un produit simple, fiable, efficace n’aura pas de mal à le vendre ».

D’abord pensé pour les agriculteurs, ConnectAgri devrait même intéresser tous les corps de métier qui utilisent des flottes de véhicules ou d’engins. « Il y a le BTP, les artisans ou même les auto-écoles », anticipe Antoine Dequidt qui annonce la commercialisation de son produit dès la fin de l’année et en « made in France ».

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