Nord: ArcelorMittal soupçonné d’une pollution au dioxyde de soufre

ENVIRONNEMENT A Grande-Synthe, les mesures de ce polluant ont largement dépassé le seuil maximum des dernières 24 heures…

Mikael Libert

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Une usine ArcelorMittal à Bottrop, en Allemagne (illustration)

Une usine ArcelorMittal à Bottrop, en Allemagne (illustration) — PATRIK STOLLARZ AFP

Du soufre dans l’air. Lundi, Atmo, organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air, a annoncé que le niveau d’information et de recommandation avait été atteint pour une pollution au dioxyde de soufre.

Localisation sur Grande-Synthe

Dans son communiqué, Atmo précise que la moyenne horaire concernant le dioxyde de soufre avait été mesurée à 284 microgrammes par mètre cube sur la station de Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans le Nord, lundi à 1h du matin. Les moyennes horaires au cours de cette journée ont fluctué pour revenir à un niveau « modéré » vers midi selon Atmo.

Cet épisode de pollution atmosphérique avait commencé dimanche, vers 11h, avec un pic enregistré à 590 microgrammes par mètre cube à 17h.

Opération de maintenance chez ArcelorMittal

Selon l’organisme de surveillance, ce rejet de dioxyde de soufre a pu être occasionné par une opération de maintenance sur une unité de désulfuration dans une usine d’ArcelorMittal à Grande-Synthe. Cette opération de maintenance, dont les autorités ont été avisées le 22 septembre, a commencé lundi dernier. Selon Atmo, l’exploitant mène actuellement des investigations afin de déterminer sa part de responsabilité dans cette pollution atmosphérique.

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Le dioxyde de soufre provient « de la combustion de combustibles fossiles contenant du soufre ». Il est, pour l’essentiel, émis par les « centrales thermiques et les grosses installations de combustion industrielle comme les incinérateurs ».

Les effets sur la santé sont principalement une irritation des muqueuses, de la peau et des voies respiratoires. Sur l’environnement, le dioxyde de soufre, lorsqu’il entre en contact avec l’humidité de l’air, se transforme en acide sulfurique et « participe au phénomène des pluies acides ».

A plusieurs reprises, 20 Minutes a tenté de joindre, en vain, la direction d’ArcelorMittal à Grande-Synthe.