Le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord)
Le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord) - O. Aballain / 20 Minutes

Série noire sur le camp de réfugiés de la Linière, qui héberge 800 personnes à Grande-Synthe (Nord). On a appris ce mardi que deux hommes migrants avaient été blessés par balles, tard dans la soirée de lundi, après une altercation.

D’après l’agence AFP, le pronostic vital des blessés n’est pas engagé. Il s’agit néanmoins du deuxième fait violent recensé en 24 heures dans le camp, où deux migrants avaient déjà été blessés à l’arme blanche dans la nuit de dimanche à lundi.

Enquête ouverte pour trouver l’auteur des coups de feu

Cette fois la préfecture du Nord précise que la police a été appelée à 22h10 le soir du 15 août, « suite à une rixe entre migrants avec coups de feu ». Sur place, selon une source policière, les forces de l’ordre ont découvert « un migrant d’origine irakienne de 30 ans présentant une plaie par balle au niveau du pubis et un autre, âgé de 25 ans, de nationalité inconnue, qui présentait une blessure au niveau du flanc gauche ».

Ces deux migrants, chacun touché par « une seule balle de petit calibre », ont été transportés au centre hospitalier de Dunkerque.

La préfecture précise qu’une enquête de police « est en cours pour connaître les circonstances précises de cette rixe et l’auteur des coups de feu ».

Le camp de migrants de Grande-Synthe a été construit aux normes humanitaires internationales par MSF, avec le soutien de la ville de Grande-Synthe et de la communauté urbaine de Dunkerque.

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Ouvert en mars, pour remplacer le bidonville insalubre du Basroch, le camp dit « de La Linière » a accueilli jusqu’à 1.500 personnes. La coordination a été assumée pendant deux mois par une association de bénévoles, Utopia56, avant que l’État n’accepte, fin mai, d’en assumer le fonctionnement, qu’il a délégué à l’association Afeji.

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